panorama adsl Vue panoramique 360° prise depuis le donjon du château Voir le panorama 880 ko pour connexion lente.

Musique du moyen âge: extrait de la chanson : Douce Dame jolie de Guillaume de Machaut 1300-1377. Écoutez

Actualité: Le 22 août 2013 a eu lieu l'ouverture du 20 ème festival de Berlioz au château de Bressieux voir détail de la manifestation ICI

Visite du Chateau de Bressieux

Juché sur une hauteur, le château de Bressieux témoigne encore, par ses ruines majestueuses en briques roses, du rôle militaire qu'il a joué au Moyen Age.

De la forteresse édifiée dans la seconde moitié du XIIIème siècle, subsistent, dans un bon état de conversation, les tours portières, qui présentent les étapes caractéristiques de l'évolution architecturale militaire (crénelage, hourdage, mâchicoulis), ainsi que le haut donjon cylindrique.

Cette défenses formaient un polygone irrégulier auquel venait se raccorder le rempart du bourg castral, dont il subsiste une tour près du musée, une porte à l'entrée sud-est du village. Cette forteresse militaire fut la résidence des puissants seigneurs de Bressieux pendant tout le moyen âge. Au cours des siècles, elle a perdu sont caractère défensif au profit d'une demeure confortable constituée de logis munis d'ouvertures à meneaux.

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Occupé du XIIIème au XVIIIème siècle, le château de Bressieux témoigne par ses ruines majestueuses du rôle notoire qu'il a joué dans l'histoire régionale.

Le fossé : Le grand fossé à sec qui ceinture le château présente un tracé presque circulaire de 85 à 120 mètres de diamètre. Large de 30 mètres pour une profondeur de 12 mètres, il est creusé dans le terrain naturel, un matériau compact appelé poudingue, résistant à l'érosion pluviale et éolienne, ce qui lui a valu de conserver sa valeur défensive au cours des siècles et de parvenir jusqu'à nous en bon état.

Les tours portières: Au XIIIème siècle, les maîtres d'oeuvre apportent un soin particulier aux fortifications et à la défense des accès. La porte étant le point faible, ils la placent entre deux tours en forme de fer à cheval. L'entrée, protégée par deux fentes de tir, se compose d'une porte en arc brisé surmontée d'un mur derrière lequel vient se loger la herse.

La cour: Le secteur de la cour a été dégagé des importantes couches de démolition qui l'encombraient, ce qui a permis d'exhumer le dernier sol (XVIIe siècle) constitué d'un pavage en galets roulés.

 

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Le corps de logis Ouest: Les fouilles ont mis au jour un bâtiment adossé à la puissante courtine Ouest, constitué de trois salles et d'une tour carrée. Si la première salle n'a pu être identifiée, les deux suivantes appartiennent au secteur domestique. En effet, non loin de la tour portière, on distingue encore les restes d'un évier en demi-cercle encastré dans la courtine, ainsi que, un peu plus loin, la base d'une grande cheminée, perpendiculaire à cette courtine. Ces deux éléments indiquent nettement qu'il s'agit de la cuisine. Dans la pièce suivante, les vestiges d'un four à pain de forme semi-circulaire sont visibles dans l'épaisseur du mur de la tour carrée, indiquant une paneterie. Ce logis se prolonge, au sud, par les restes d'une tour carrée en galets roulés partiellement encastrée dans la courtine. Le mobilier archéologique retrouvé sur l'ensemble de la zone est assez pauvre, à l'exception de carreaux bleus émaillés à décor attestant la richesse du revêtement des sols ou des murs.

Le puits : Adossé au mur extérieur de ce logis un puits, aujourd'hui fermé par une plaque métallique, a été dégagé jusqu'à vingt-six mètres de profondeur des couches de démolition qui l'encombraient sans que l'on puisse en atteindre le fond, probablement situé à plus de soixante mètres!

Le corps de logis Est: Adossé contre la courtine Est, ce bâtiment est celui qui a conservé la plus grande partie de ses murs en élévation. Il comporte cinq pièces au rez-de-chaussée. Découverts au cours de fouilles sous les sols, des murs en galets roulés, dont on peut encore voir quelques éléments, attestent de l'existence d'un bâtiment antérieur( XIIème-XIIIème ) siècles.

Au XVème siècle, le logis est reconstruit en briques. Les étages sont alors desservis par un escalier hors oeuvre situé dans une tour en fer à cheval (tour de la visite) accolée au bâtiment.

 

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Le donjon: le donjon constitue la pièce maîtresse d'un château car il allie trois fonctions essentielles : défense, habitat seigneurial et architecture puissante, symbole du pouvoir. A Bressieux, le donjon perd sa situation centrale pour occuper une position stratégique privilégiée dans l'ensemble castral. Placé sur un point faible, il renforce la défense des courtines Nord et Est qu'il domine de sa masse imposante. L'unité architecturale du donjon témoigne d'une seul étape de construction. Edifiée dans les années 1276-1277, cette tour circulaire entièrement en briques constitue un élément remarquable du château. Elle se compose d'une salle enterrée dite "basse fosse", de deux étages à plancher, surmontés d'une coupole en briques qui soutient une terrasse, dont il manque l'étage crénelé. L'accès aux étages se fait au moyen de trois volées d'escaliers superposées prises dans l'épaisseur du mur, faiblement éclairées par trois ouvertures à fente. L'importance de la maçonnerie (2 mètres d'épaisseur) réduit considérablement la surface habitable. Organe essentiel du château médiéval, rendu inexpugnable par sa masse et sa hauteur (23 mètres) le donjon de Bressieux relevait avant tout d'un système de défense passive.

Texte et photos: Yvonne Harlé- Sambet, Raymond Moyroud , Yves Bobin.Tous droits réservés
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Tableau de l'église de Bressieux